Pour qui?

Notre programme d’assistance s’adresse en premier lieu aux jeunes de 12 à 18 ans de l’Aide spéciale à la jeunesse. Les personnes souffrant de troubles émotionnels et de l’attachement, d’hyperactivité et de dissociation bénéficient chez nous d’une attention supplémentaire. Elles peuvent, sur base volontaire, suivre un programme individuel adapté.

Même si, en tant que jeune ou adulte, vous ne souffrez pas d’un problème psychiatrique aigu, la Patrasche Foundation peut vous apprendre à nouer des contacts, à retrouver votre confiance en vous… Nous abordons des thèmes sensibles dans le cadre desquels l’animal fait office de métaphore ou de figure intermédiaire.

Les adultes de 18 à 25 ans qui suivent chez nous une médiation réparatrice dans le cadre d’une condamnation judiciaire doivent suivre l’intégralité du programme, quel que soit le nombre de jours ou d’heures fixé par la justice.

Explication

Dans le cadre de ce programme d’assistance, nous avons recours à la formation en tant que métaphore d’une éducation fondée sur l’affirmation positive, l’empathie et le respect. Les clients sont formés à la capacité à diriger de manière positive, à l’intelligence émotionnelle et à l’empathie en interprétant le langage corporel du chien. Contrairement à l’homme, il est incapable de cacher ses sentiments.

La personne qui entraîne le chien travaille automatiquement sur elle-même et peut ainsi atteindre ses objectifs individuels. Nous visons un effet positif permettant tant au client qu’au chien de réintégrer la communauté en étant plus fort.

Les personnes souffrant d’un problème psychiatrique aigu et/ou d’un problème de drogue sévère ne peuvent être prises en charge dans le cadre de notre accompagnement.

 

Témoignages

Diëgo, 17 ans, 1 ans en accompagnement

Je n’ai pas toujours fait les bons choix dans ma vie. Et je n’avais pas vraiment envie d’y changer quelque chose. Parler, toujours parler… C’est ce qu’on attendait de moi, mais je n’aime pas parler !

Au centre d’entraînement canin, je ne devais pas parler, mais entraîner, et pas entraîner n’importe comment, mais plutôt apprendre comment il faut entraîner un chien d’assistance. Ils étaient convaincus que j’y arriverais. Je devais m’entraîner avec un vrai chien d’assistance qui s’appelait Willy.

J’ai appris comment montrer à Willy que je l’aimais. J’ai également appris ce que je sais faire de bien (ils disent que je suis un bon entraîneur). Willy m’écoute bien également, car je suis un leader positif. Quand j’ai voulu dresser mon propre chien de la même manière, ce fut beaucoup plus difficile. Mon propre chien n’est pas habitué à écouter et j’ai donc dû me montrer beaucoup plus patient et beaucoup plus reconnaissant que je ne l’étais avec Willy. Ma belle-mère a suivi ce processus et a ainsi appris qu’en se montrant reconnaissant et aimable, on obtenait beaucoup plus que par la punition. Ils ont également vu que je pouvais être bon en quelque chose.

Anna, 13 ans, 3 mois en accompagnement

Au début, j’avais tout de même un peu peur de ces grands chiens, mais ça n’a pas duré longtemps. J’ai également eu du mal à diriger, car ce n’est pas dans mon habitude. Généralement, je cède très vite, mais avec les chiens, je n’avais pas le droit de céder et je devais demander clairement ce que je voulais. J’ai appris que les chiens fonctionnaient en meute et que je devais être claire sur la place que les chiens devaient occuper dans cette meute (en dessous de moi). Je me sens plus forte lorsque les chiens m’écoutent. Je peux désormais mieux cerner ma propre place au sein de la « meute de ma classe » et dans ma « meute familiale ». Je vois ce qui arrive lorsqu’ils ne tiennent pas compte de moi.

Ruben, 13 ans, 6 mois en accompagnement

Avant, j’avais pour habitude de faire du mal à mon propre chien quand j’étais fâché. Ce chien était impossible, en plus. Grâce à Willy, le chien d’assistance, j’ai appris à rester aimable tout en sachant demander clairement ce que je veux. Ce n’est pas évident pour moi et ça ne marche pas toujours. Dans le centre canin, les choses sont totalement différentes par rapport à l’institution. J’ai été formé pour devenir entraîneur et je ne dois pas parler tout le temps. On rit aussi beaucoup et il y a toujours du chocolat ! Ils ont également fait un petit livre sur moi. On y raconte par exemple quel genre de bébé j’étais et tout ce que je suis capable de faire, les qualités de ma famille, etc. Lorsque j’aurai décroché mon diplôme d’instructeur d’assistance, je pourrai m’entraîner avec mon propre Jack Russell et pourrai expliquer à ma maman comment on fait. Mais avant ça, je dois obtenir mon diplôme.

Raf, 35 ans, 9 mois en accompagnement

Dans le centre d’entraînement, les choses sont bien différentes qu’à tous ces endroits où j’ai bénéficié d’un accompagnement. Je pense toujours que je ne sais pas mener quelque chose à bonne fin, mais l’entraînement semble tout de même me réussir. J’ai décroché mon diplôme il y a quelques semaines. C’est le premier diplôme que j’ai en poche. Pourtant, ce n’est pas facile pour moi. Je pense toujours que les chiens ne vont pas faire ce que je demande, mais maintenant ça marche presque toujours. Lorsque Sultan est à mes côtés, j’arrive plus facilement à parler de tout, ce n’est pas la même chose qu’en face d’un psychiatre. Je n’ai plus besoin de venir à l’accompagnement, d’après le juge, mais je ne me sens pas encore prêt à arrêter.